Historique :
Hanumān est un dieu du panthéon hindou ayant forme d'un singe à taille humaine. Également connu sous les noms de Maruti, Bajrangabali et Ajaney, Hanumān est bien plus qu’un dieu singe : c’est le dieu du courage, de la force et de l’autodiscipline. Hanumān joue un rôle central dans le Rāmāyana, une des plus grandes épopées mythologiques de l'Inde.
Variante aménagée :
Départ :
Il faut démarrer debout les pieds très écartés, les mains jointes dans le geste Anjali Mudrâ :

Préparation :
Expirer sans bouger puis sur une inspiration, il convient de pivoter sur un côté de 90° en glissant sur les pieds. Il est à remarquer la position du pied arrière qui doit se tenir en appui uniquement sur les orteils. De plus les pieds doivent être sur le même alignement procurant un effet d'équilibre à l'ensemble de la posture :

Sur l'expiration qui suit, il faut fléchir vers l'avant, en prenant un angle avec les jambes bien ouvert, et ce uniquement en appui sur les pieds :

Phase principale :
Sur une inspiration lever les bras bien tendus vers le haut, le regard suivant pour fixer un point en haut de la même manière à l'aplomb du visage :

Lancer alors immédiatement le souffle du Bastrikha abdominal, en veillant à bien verouiller la position avec les jambes et en exerçant une contraction constante de la racine (Mulâ Bandha). Sentir l'énergie qui circule, pratiquer le souffle avec intensité, énoncer mentalement le Bîja So à l'inspir et Ham à l'expir. La fixation du point en haut doit être maintenu parfaitement immobile et doit pemettre de voir précisément un point particuler au plafond, ou dans l'espace. Pratiquer le souffle sur 1 à 2 mn.
Puis prendre une inspiration pleine et entière et tenir à poumons pleins en comptant lentement jusqu'à 16 ou encore mieux jusqu'à 32, sans se presser. Sentir l'énergie qui se condense dans la colonne, il faut à ce moment là mobiliser toutes les énergies, contracter encore plus puissamment la racine, afin de surpasser complètement la difficulté physique de la posture. Si cette excacerbation de la posture est bien menée, la difficulté physique de la posture doit complètement disparaître pour ne faire place qu'au ressenti d'une seule et même énergie, un seul et même toucher de pure énergie.
Phase finale
C'est paradoxalement le moment le plus délicat de la posture, il ne faut pas que l'énergie s'effondre. En conscience donc, immédiatement après la tenue à poumons pleins il faut expirer longuement et profondément afin de retrouver la psoition de préparation : ramener les bras dans le geste d'Anjali Mudrâ, le regard venant fixer de nouveau un point devant soi :

Il faut à ce moment là retrouver une bonne fermeté mentale, dans l'immobilité et la maîtrise, à travers la circulation du souffle dans la colonne, sans prendre de rythme particulier, simplement en faisant aller et venir un souffle complet.
Lorsque la sensation de stabilité et de fermeté mentale est bien établie, alors en mobilisant toute sa concentration, sur une inspiration puissante, sans se presser, remonter en prenant bien appui sur les orteils du pied arrière :

Puis dans l'élan revenir à la position de préparation :

Enfin sur l'expiration immédiate qui suit, il faut pivoter sur les pieds pour retrouver la position d'origine. Garder quelques instants la position et faire aller le souffle dans la colonne, puis abandonner, faire quelques pas, bien récupérer et recommencer en inversant le côté de la jambe fléchie. Inverser et recommencer l'enchaînement symétrique.

Après les deux séries complètes, faire aller et venir encore une fois le souffle, debout en faisant quelques pas pour se dégourdir les jambes puis s'allonger quelques instants sur le dos, les bras le long du corps, les paumes de main tournées vers le haut, les yeux fermés fixent le point intersourcilié, dans le silence et l'immobilité, goûter l'énergie qui rémane dans l'arrêt du dialogue intérieur.
Bienfaits :
C’est une posture renforce les muscles des cuisses et des fessiers. Elle étire également les psoas et permet une plus grande souplesse du bassin.
Contre indications :
Cette posture est déconseillée si le corps est en souffrance dans l'étirement notamment avec des blessures aux hanches, aux cuisses ou aux psoas.
Variante avancée :
Il s'agit en fait de la posture classique réputée très difficile d'accès. De fait il faut pouvoir faire un grand écart latéral avec le bassin en contact avec le sol. Si la posture avec les deux jambes tendues sur une seule et même ligne droite, devient stable et bien équilibrée, alors il est possible de lever les bras tout en ouvrant la poitrine et fixer un point à l'aplomb.



Bienfaits :
C’est une posture qui amène de la souplesse dans les ischio-jambiers, les quadriceps, le psoas, les adducteurs et les fessiers.
Dans sa version finale, elle permet également une ouverture de la poitrine et un renforcement des abdominaux
C’est une posture qui stimule la zone du périnée et les organes du ventre.
Astuces :
Cette posture est difficile à atteindre dans sa version avancée, il convient de prendre patience et de rester humble pour ne pas se blesser. Il est possible d'utiliser un accessoire comme un bolster ou un coussin plus ou moins haut pour poser le bassin et apprivoiser la posture dans le temps.
Contre indications :
Cette posture est déconseillée si le corps est en souffrance dans l'étirement notamment avec des blessures aux hanches, aux cuisses ou aux psoas.
Variante sportive :


Auteurs :
Modèle : Lena Itzy Michel Chauvet
Commentaires : Michel Chauvet
Composition : Michel Chauvet
Liens :
Yoga Nîmes le site de l'école de Michel Chauvet
IYSF le site International Yoga Sports Federation