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Aventures d'une pilote yogini 1&2 05/01/2017

Aventures d'une pilote yogini autour de la terre, ou une quête éperdue de vérité. Une vie tumultueuse, un chemin  spirituel hors du commun. Chapitres 1 et 2;


La connexion innée

Chapitre 1. Une enfance ordinaire au milieu des tabous de la  bourgeoisie.

Ma « maman petit ange adoré » s'occupe de nous du mieux qu'elle peut, mais ses trois filles sont parfois un lourd fardeau et elle ne nous le cache pas. Est-ce le terrible drame de la perte d'une quatrième fille qui s'exprime par ses lamentations ? « Mais qu'est-ce que j'ai fait au Bon Dieu pour avoir des enfants pareilles ? »


C'est la rengaine qui, dès que nous l'entendons mes soeurs et moi, nous fait éclater de rire, nous moquant ainsi de notre pauvre mère attristée, débordée et à bout de ressources.  Elle est pourtant croyante ; mais alors pourquoi ne trouve-t-elle pas de support auprès de sa religion ? Auprès de la petite Marie dont elle nous parle si souvent ? Il semble que sa religion lui ait plutôt montré un chemin de douleur, où tout doit être souffrance… La vie ne devrait être que peines et sacrifices, comme un chemin de croix…

« Oh là là… C'est gai ! » me dis-je dans ma jeune tête… Pourtant, lorsque je reçois pour ma communion des images de la « petite Marie », je me mets à prier le soir. Ardemment je récite « Je vous salue Marie » et même « Notre Père » qui est aux cieux avec sa grande barbe blanche de juge implacable ! Il faut aussi aller à confesse et avouer ses péchés sinon, la punition nous attend ! Bien que sans grande conviction, je suis tout cela avec attention, essayant d'y mettre mon amour, surtout pour la maman de Jésus qui, nous dit-on, a conçu sans faire l'Acte ! « Sans faire l'Acte ? Ça alors ! Quel prodige ! »

Car cet Acte mystérieux dont on n'ose même pas parler, l'Acte qui nous permet de venir au monde et d'avoir des enfants, cet Acte-là serait carrément le « Pêché Capital » ! Là, dans ma très jeune tête, je bloque…« Quelque chose ne tourne pas rond dans cette religion, me dis-je… Ma mère ayant eu quatre filles aurait donc pêché au moins quatre fois ?  Comment serions-nous nées alors, s'il ne fallait pas faire l'Acte ? Comment les humains seraient-ils en vie ? » Ces questions me préoccupent beaucoup ; je ne comprends pas cette logique illogique. Il me faudra près de cinquante années avant de saisir le sens de ces concepts, grâce à la lumière du grand Yogi, Paramahamsa Yogananda ; le sens caché enfin révélé de ces symboles sera bien loin du concept de pêché entraînant faute, punition et toute une chaîne de conditionnements arbitraires dont on m'a rempli la cervelle et la vie.

Aussi, vers le début de mon adolescence, lorsque mes propres désirs commencent à s'orienter vers les garçons, ma fidélité, tant envers « la petite Marie » qu'envers ma « petite maman petit ange adoré » se dégrade sérieusement pour rapidement tourner en haine féroce. Pardon petite maman, je n'ai pas encore le recul nécessaire pour comprendre que tu es simplement victime d'une éducation injuste qui t'a rempli la tête et le coeur de concepts erronés. Avec mes douze ou treize ans de vie et la passion qui commence à bouillir en moi sans trouver le moyen de s'exprimer, je ne sais que me rebeller tant à la maison qu'à l'école.

Pourtant je suis bonne élève en général et j'aime étudier, surtout les maths qui m'offrent le prétexte de travailler avec papa ; il y a aussi les leçons de piano pour nous retrouver tous les deux : c'est papa qui m'emmène dans notre vieille Dyane le dimanche matin aux Terreaux, le vieux quartier populaire du centre ville. Nous garons l'auto dans une petite ruelle, montons quelques escaliers sordides pour arriver à un appartement presque vide, si ce n'est le piano. Je suis la leçon sans grand enthousiasme, mais sans désagrément non plus. Je suis surtout heureuse d'être avec mon papa. Au retour, nous nous arrêtons toujours à la même pâtisserie pour acheter les gâteaux du dimanche. Puis, à la maison, la cellule protégée « papa et moi » se dissout dans l'agitation familiale du sacro-saint repas dominical. Tous ces rites se répètent durant des années ; je nous vois comme dans une brume opaque, cinq êtres vivant sous le même toit, deux dormant dans le même lit.

Pourtant, nous connaissons-nous vraiment ? Vivons-nous l'Essence de la vie ? Dans ma tête de jeune adolescente, il n'y a que des rêves d'absolu, des idéaux élevés ; je ne sais pas encore les formuler mais je sais qu'ils n'ont rien à voir avec la vie que je mène dans ma famille…

« Moi je n'aurai pas une vie aussi monotone, enfermée dans un cube de béton d'où l'on sort trois fois par an pour aller au ski ou à la mer ! Je ne vivrai pas dans ces cages à poules au rythme débilitant auto-boulot-dodo qui nous fait passer à côté de la vraie Vie !  Et surtout l'on n'arrivera pas à me convaincre que faire l'amour est un pêché ! Non ! Non ! Et Non ! » Car même sans l'avoir encore fait, je sais que l'acte d'Amour est le plus beau qui soit sur terre et peut-être dans tout le cosmos. « Comment peut-on arriver à faire croire de tels nonsens ? Comment une religion peut-elle enseigner de telles faussetés ? Vraiment quelque chose ne va pas !  Et maman qui ne jure que par sa croix, la Sainte Marie et le Petit Jésus… Non ! Non ! Et non ! »

Dans ma jeune tête les pensées s'affolent, s'entrechoquent, bataillent. Et lorsque je découvre peu après que sur la planète terre, la planète de Jésus et Marie, des humains se battent au nom d'une religion, c'en est fini : je tire un trait définitif sur toute forme de religion puisqu'une telle incohérence venimeuse se cache en elles. Et comme je suis emplie de feu – que je ne sais ni reconnaître, ni maîtriser – ce trait sera extrêmement violent.
 

Chapitre 2. La rébéllion

Ça éclate.
D'abord au sein de ma famille : refusant de participer aux repas familiaux, je m'échappe dès que je peux en claquant les portes pour me réfugier dans ma chambre et
planer sur la musique des Pink Floyd en brûlant de l'encens enivrant.
Au lycée : je reste bonne élève mais tout est prétexte à révolte, surtout avec certains professeurs belliqueux que j'aime provoquer avec mes vêtements de hippie, foulards de couleurs et autres attributs marginaux. De renvois en convocations chez le proviseur je parviens tout de même à rester dans cette section scientifique et bilingue, une classe pilote avec allemand intensif jusqu'en terminale; j'empoche mon bac mais finis écoeurée par l'allemand.
Des années lycée, je garde un goût de jeans et de baskets, de parties de tarots dans les préaux lorsqu'on séchait les cours, de soirées de rock and roll endiablé, et surtout, surtout de solitude, de différence, de séparation de je ne sais quel être.
« Que fais-je sur cette planète ? Quel est le sens de cette vie ? »

Lors de toute réunion, soirée, partie, aussi excitantes soient-elles, je finis toujours par m'échapper pour aller seule dans un endroit calme ; alors, je regarde mes pieds, en baskets, puis les étoiles, et puis mes pieds encore, et les étoiles encore et je leur demande :
« C'est quoi, cette histoire ? Qu'est-ce que je fais là, moi ? »
J'ai toujours la sensation très forte d'un lien entre ce cosmos mystérieux et moi, la certitude que : « les étoiles, elles, rigolent en nous regardant », et que toutes nos activités de fourmis humaines sont peanuts, rien du tout, au regard de l'immensité insondable du cosmos…
« Mais alors à quoi bon être là ? A quoi ça sert tout ça ? »
Des rêves d'Absolu, l'Union Cosmique, le Grand Amour, je ne veux que ça. Les amourettes qui ponctuent ma vie ne durent ou ne commencent même pas : c'est trop peu, pas assez grand, ça ne m'intéresse pas. Moi je veux Tout : la Communion des Âmes, la Sublimation de l'Amour dans le Mélodrame, l'Amour Métaphysique et Transcendantal, carrément. Je délire en murmurant ces mots que je ne comprends même pas, mais dont la seule résonance suffit à m'emporter au loin.
Assoiffée d'Absolu.
Assoiffée de Vérité.
Assoiffée de Divin.
Je suis. Mais je ne le sais pas encore.

Je sais seulement que je ne supporte pas le mensonge et pour moi cette vie de masques recouverts de vernis est mensonge ; comme les façades peintes des maisons des boulevards : pourquoi ne repeindre que le côté qui donne sur la rue ? Parce que c'est le seul qui est visible ; l'arrière n'est pas vu par les passants. Ainsi dans la société : du vernis partout pour montrer l'apparence, le faux, le clinquant ; cacher ce qui est vrai et que personne ne veut voir.
« Pourquoi tant de mensonges ? »
Ma vision du monde se résume à cela : des masques, des peintures, du maquillage, une société qui roule toute seule emportant des milliers d'êtres humains vers un no-mans land désertique, sans cohérence et sans vérité.
« Ce monde est Faux, et je n'en veux Pas. »
Et lorsque la rencontre avec l'amour de ma vie a lieu, nos deux rébellions trouvent un terrain d'expression dont le principal refrain devient vite : « Non ! Pas comme eux ! »
Mais comment être autrement ? Comment être tout simplement nous-mêmes ? Cela nous ne le savons pas.
Alors tout sera extrêmement violent et passionnellement destructeur…

La suite....................... chapitre 3 dès à présent ici.......


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Bonne lecture !



Isabelle  Bacquenois
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